khansae_sakhr
01-29-2006, 12:35 AM
:w_bism:salut tout le monde ,en fait je suis pas palestinien mais je suis marocain, et [grace a khansae félestine que j'ai pu acceder a cet espace. je voudrai vous presenter ici quelques lignes se l'economie palestinienne qui se voit traverser des
momentspenibles avec tous ce que'exerce l'autorité isrealienne.
la strategie de destruction
Les autorités d'occupation ont d'abord pris le contrôle des frontières extérieures puis elles ont privé les Palestiniens de tout pouvoir et de toute responsabilité dans la gestion de leur territoire et de leurs activités. Ainsi, tout était aux mains d'une administration qui n'avait d'autre finalité que celle de briser toute tentative de développement et d'autonomie des territoires occupés.
C'était notamment le cas pour les concessions de licence, la réglementation dans le secteur industriel, la réglementation dans le secteur commercial, la planification de la production agricole (quotas de culture et plantation ; contrats de commercialisation, approvisionnement en eau, fourniture des facteurs de productions), les procédures et les régimes commerciaux (droits de douanes, prélèvements, octroi de licence d'importation et d'exportation), les facilités de crédits pour l'ensemble des secteurs, privés ou publics, les plans d'occupation des sols et de construction, la fourniture d'équipements collectifs et d'infrastructures, les services publics.
En 1985, le ministre de la Défense israélien déclarait que "le gouvernement israélien n'entreprendra aucune action de développement (dans les territoires) et ne délivrera aucune autorisation de développer l'agriculture ou l'industrie qui pourrait donner lieu à une concurrence avec l'Etat d'Israël " .
Et, en effet, la confiscation des terres, le détournement de l'eau, les blocages administratifs ont été des armes formidables pour détruire le développement agricole et industriel palestinien et permettre aux producteurs israéliens d'écouler leurs produits et tirer parti d'une main d'œuvre flexible et bon marché.
Confiscation des terres et détournement de l'eau: nien.
Partout en Israël et dans les territoires qu'elles ont occupés dès 1967, les autorités israéliennes ont accaparé les terres appartenant aux populations palestiniennes. Villages rasés, terres abandonnées par les réfugiés, expropriation des terres des arabes israéliens et confiscation dans les Territoires occupés pour l'installation des colonies sont autant d'actions illégales visant au peuplement et à la prise de possession des richesses palestiniennes pour contrôler leur développement.
On estime que 52% de la superficie des territoires ont ainsi été confisqué ou mis sous contrôle israélien en 20 ans d'occupation, détruisant une grande partie des surfaces consacrées aux grandes cultures céréalières et une grande partie du parc irrigué par les Palestiniens. En outre, les efforts d'accroissement de la productivité agricole ont systématiquement été annihilés par les restrictions d'accès à l'eau .
L'eau a constitué dès le début de l'occupation un enjeu stratégique majeur pour les autorités israéliennes. Sans se soucier de l'importance de ce facteur pour la population palestinienne, l'administration civile s'est tout de suite octroyée le contrôle des ressources aquifères des territoires confiant sa distribution, comme celle de l'électricité, à des agences israéliennes, chargées de l'entretien et de la tarification.
Sans manquer de la faire payer au tarif le plus cher aux Palestiniens, ces agences n'hésitaient pas à couper tout approvisionnement quand l'autorité d'occupation lui demandait, pour calmer et assagir un village récalcitrant ou une zone en proie à des agitations politiques. Ces détournements au profit des colons, le renchérissement des prix ainsi que les interruptions intempestives de l'approvisionnement ont fortement endommagé l'agriculture irriguée que les Palestiniens maîtrisaient pourtant bien et réduit très fortement l'eau potable disponible pour une population palestinienne grandissante.
Les confiscations de terres et des ressources en eau mais aussi l'arrivée massive et soudaine de produits agricoles israéliens sur les marchés locaux et le contrôle par les autorités des importations de semences, machines outils etc.. ont profondément transformé le secteur agricole palestinien.
Une grande partie de ceux qui ont réussi à survivre ont transformé leur production : les céréales, l'orge, le sésame ou les fruits et légumes pour les marchés locaux ont cédé la place à des cultures de fruits ou de légumes commandées par l'industrie agroalimentaire israélienne. La partie des paysans qui s'est trouvée désœuvrée constituait un réservoir non négligeable de travailleurs journaliers, mobiles et bon marché, cherchant à s'employer au bénéfice des exploitations et des entreprises israéliennes.
Des tracasseries administratives incessantes bloquent tout développement industriel hormis celui du bâtiment.
Les producteurs locaux d'artisanat se voyaient également confrontés aux expropriations, aux confiscations arbitraires de leurs terres et à un véritable arsenal juridique mis en place pour restreindre tout investissement susceptible de faire concurrence aux producteurs israéliens, limitant ainsi toute extension de l'industrie palestinienne. Toute tentative de développement industriel se voyait réduite à néant faute d'autorisations, de capitaux, de technologies adéquates et surtout d'accès aux marchés extérieurs et même aux marchés israéliens très protégés.
Ainsi, l'industrie palestinienne est restée artisanale et familiale, produisant pour la consommation locale, quand elle n'était pas trop concurrencée par les produits israéliens venus immerger un marché palestinien limité et circonscrit. Le système de taxes et de décrets israéliens était en outre trop aléatoire pour offrir une quelconque stabilité permettant de planifier l'activité industrielle.
Le système financier étant tout à fait sous développé et contrôlé dans les territoires, les revenus rapportés d'Israël par les Palestiniens se sont réinvestis dans la construction et le bâtiment (ce secteur a bénéficié de 85% des investissements privés depuis 1967). Alors que les revenus des ménages palestiniens augmentaient d'une façon exponentielle (de l'ordre de 30% par an entre 1969 et 1979), la croissance de l'investissement productif stagnait à 1% par an. Sa part dans le produit domestique tombant à 5% en 1979 contre 10% en 1969.
De plus, malgré le niveau élevé des taxes prélevées par l'autorité d'occupation, les infrastructures laissées dans les territoires sont désastreuses, bien inférieures au niveau moyen connu dans des pays à développement comparable (voir "Le sous-approvisionnement en services publics").
L'occupation militaire
Enfin, l'occupation militaire a conduit les Palestiniens à travailler dans la région mais surtout, sur une base quotidienne, en Israël.
Ces travailleurs migrants étaient estimés à 75.000 en 1979, 110.000 en 1987. Après une accalmie pendant la période suivant l'Intifada, ils étaient à nouveau 116.000 en 1992.
L'augmentation des revenus qui en a découlé a fait croître la consommation locale, les importations en provenance d'Israël et donc les prix ont augmenté sans rapporter de devises. Si elle a permis de résorber une partie du chômage, elle a poussé à la hausse des salaires dans les territoires, freinant l'emploi et donc la production 'industrielle' .
Sans qu'aucun processus d'apprentissage ne soit possible, ce sont peu à peu tous les services et les ressources humaines palestiniennes qui se sont orientés vers les besoins de l'occupant: En 1984, alors que 25% de ce flux de main d'œuvre s'orientaient vers la satisfaction des besoins de travail qualifié en Jordanie ou dans les pays arabes, les trois quarts des travailleurs émigrés s'employaient en Israël où ils étaient cantonnés dans des tâches élémentaires sans possibilité de se perfectionner.
Globalement, cette tendance a surtout profité aux israéliens. Cette main d'œuvre bon marché a fait pression à la baisse des salaires en Israël, elle a permis de faire prospérer les industries israéliennes à haute intensité de main d'œuvre, d'éviter leur mécanisation et ainsi de dégager des capitaux et des bénéfices israéliens pour des investissements dans des secteurs à plus haute teneur technologique. Ceci sans coût pour les entrepreneurs: la bourse du travail israélienne organisait les recrutements sans toutefois garantir de protection pour les travailleurs palestiniens.
Conséquences
Dès les années 1980, la gestion israélienne des territoires et les effets pervers qu'elle aura causés vont accélérer le déclin des secteurs productifs traditionnels sans permettre le développement de secteurs plus modernes (voir tableau 1). Après 20 années d'occupation, la dynamique économique des territoires est brisée.
Entre 1980 et 1985, le produit intérieur brut (PIB) a diminué, en terme réel, de 1.8 % par an. L'agriculture a vu la valeur de sa production baisser de 6% par an sur la même période. L'industrie a également chuté de 0.6% par an. En revanche le bâtiment et les travaux public ont cru au rythme de 7% par an pour représenter 17% du PIB en 1985 (contre à peine 3% en 1968). Le commerce, les transports et les services privés ont en revanche connu une croissance de 8% par an .
: Evolution de la structure du produit intérieur palestinien entre 1968 et 1985. Sources : Le commerce extérieur palestinien sous l'occupation israélienne, CNUCED,UN ,1991
Mais la perte de croissance n'a pas affecté le niveau de consommation. C'est l'épargne domestique qui a baissé de 15%/an en moyenne entre 1980 et 1985, sa part annuelle dans le Produit National Brut passant de 33 à 18%, chiffre bien inférieur à la moyenne des pays en voie de développement. La part des revenus du travail des Palestiniens en Israël et des émigrés dans les pays arabes est en revanche passée de 2% du produit national brut en 1968, à 25% en 1987 atteignant 37% en 1983[/align].
reference : [ÝÞØ ÇáÃÚÖÇÁ ÇáãÓÌáíä æÇáãÝÚáíä íãßäåã ÑÄíÉ ÇáæÕáÇÊ]
momentspenibles avec tous ce que'exerce l'autorité isrealienne.
la strategie de destruction
Les autorités d'occupation ont d'abord pris le contrôle des frontières extérieures puis elles ont privé les Palestiniens de tout pouvoir et de toute responsabilité dans la gestion de leur territoire et de leurs activités. Ainsi, tout était aux mains d'une administration qui n'avait d'autre finalité que celle de briser toute tentative de développement et d'autonomie des territoires occupés.
C'était notamment le cas pour les concessions de licence, la réglementation dans le secteur industriel, la réglementation dans le secteur commercial, la planification de la production agricole (quotas de culture et plantation ; contrats de commercialisation, approvisionnement en eau, fourniture des facteurs de productions), les procédures et les régimes commerciaux (droits de douanes, prélèvements, octroi de licence d'importation et d'exportation), les facilités de crédits pour l'ensemble des secteurs, privés ou publics, les plans d'occupation des sols et de construction, la fourniture d'équipements collectifs et d'infrastructures, les services publics.
En 1985, le ministre de la Défense israélien déclarait que "le gouvernement israélien n'entreprendra aucune action de développement (dans les territoires) et ne délivrera aucune autorisation de développer l'agriculture ou l'industrie qui pourrait donner lieu à une concurrence avec l'Etat d'Israël " .
Et, en effet, la confiscation des terres, le détournement de l'eau, les blocages administratifs ont été des armes formidables pour détruire le développement agricole et industriel palestinien et permettre aux producteurs israéliens d'écouler leurs produits et tirer parti d'une main d'œuvre flexible et bon marché.
Confiscation des terres et détournement de l'eau: nien.
Partout en Israël et dans les territoires qu'elles ont occupés dès 1967, les autorités israéliennes ont accaparé les terres appartenant aux populations palestiniennes. Villages rasés, terres abandonnées par les réfugiés, expropriation des terres des arabes israéliens et confiscation dans les Territoires occupés pour l'installation des colonies sont autant d'actions illégales visant au peuplement et à la prise de possession des richesses palestiniennes pour contrôler leur développement.
On estime que 52% de la superficie des territoires ont ainsi été confisqué ou mis sous contrôle israélien en 20 ans d'occupation, détruisant une grande partie des surfaces consacrées aux grandes cultures céréalières et une grande partie du parc irrigué par les Palestiniens. En outre, les efforts d'accroissement de la productivité agricole ont systématiquement été annihilés par les restrictions d'accès à l'eau .
L'eau a constitué dès le début de l'occupation un enjeu stratégique majeur pour les autorités israéliennes. Sans se soucier de l'importance de ce facteur pour la population palestinienne, l'administration civile s'est tout de suite octroyée le contrôle des ressources aquifères des territoires confiant sa distribution, comme celle de l'électricité, à des agences israéliennes, chargées de l'entretien et de la tarification.
Sans manquer de la faire payer au tarif le plus cher aux Palestiniens, ces agences n'hésitaient pas à couper tout approvisionnement quand l'autorité d'occupation lui demandait, pour calmer et assagir un village récalcitrant ou une zone en proie à des agitations politiques. Ces détournements au profit des colons, le renchérissement des prix ainsi que les interruptions intempestives de l'approvisionnement ont fortement endommagé l'agriculture irriguée que les Palestiniens maîtrisaient pourtant bien et réduit très fortement l'eau potable disponible pour une population palestinienne grandissante.
Les confiscations de terres et des ressources en eau mais aussi l'arrivée massive et soudaine de produits agricoles israéliens sur les marchés locaux et le contrôle par les autorités des importations de semences, machines outils etc.. ont profondément transformé le secteur agricole palestinien.
Une grande partie de ceux qui ont réussi à survivre ont transformé leur production : les céréales, l'orge, le sésame ou les fruits et légumes pour les marchés locaux ont cédé la place à des cultures de fruits ou de légumes commandées par l'industrie agroalimentaire israélienne. La partie des paysans qui s'est trouvée désœuvrée constituait un réservoir non négligeable de travailleurs journaliers, mobiles et bon marché, cherchant à s'employer au bénéfice des exploitations et des entreprises israéliennes.
Des tracasseries administratives incessantes bloquent tout développement industriel hormis celui du bâtiment.
Les producteurs locaux d'artisanat se voyaient également confrontés aux expropriations, aux confiscations arbitraires de leurs terres et à un véritable arsenal juridique mis en place pour restreindre tout investissement susceptible de faire concurrence aux producteurs israéliens, limitant ainsi toute extension de l'industrie palestinienne. Toute tentative de développement industriel se voyait réduite à néant faute d'autorisations, de capitaux, de technologies adéquates et surtout d'accès aux marchés extérieurs et même aux marchés israéliens très protégés.
Ainsi, l'industrie palestinienne est restée artisanale et familiale, produisant pour la consommation locale, quand elle n'était pas trop concurrencée par les produits israéliens venus immerger un marché palestinien limité et circonscrit. Le système de taxes et de décrets israéliens était en outre trop aléatoire pour offrir une quelconque stabilité permettant de planifier l'activité industrielle.
Le système financier étant tout à fait sous développé et contrôlé dans les territoires, les revenus rapportés d'Israël par les Palestiniens se sont réinvestis dans la construction et le bâtiment (ce secteur a bénéficié de 85% des investissements privés depuis 1967). Alors que les revenus des ménages palestiniens augmentaient d'une façon exponentielle (de l'ordre de 30% par an entre 1969 et 1979), la croissance de l'investissement productif stagnait à 1% par an. Sa part dans le produit domestique tombant à 5% en 1979 contre 10% en 1969.
De plus, malgré le niveau élevé des taxes prélevées par l'autorité d'occupation, les infrastructures laissées dans les territoires sont désastreuses, bien inférieures au niveau moyen connu dans des pays à développement comparable (voir "Le sous-approvisionnement en services publics").
L'occupation militaire
Enfin, l'occupation militaire a conduit les Palestiniens à travailler dans la région mais surtout, sur une base quotidienne, en Israël.
Ces travailleurs migrants étaient estimés à 75.000 en 1979, 110.000 en 1987. Après une accalmie pendant la période suivant l'Intifada, ils étaient à nouveau 116.000 en 1992.
L'augmentation des revenus qui en a découlé a fait croître la consommation locale, les importations en provenance d'Israël et donc les prix ont augmenté sans rapporter de devises. Si elle a permis de résorber une partie du chômage, elle a poussé à la hausse des salaires dans les territoires, freinant l'emploi et donc la production 'industrielle' .
Sans qu'aucun processus d'apprentissage ne soit possible, ce sont peu à peu tous les services et les ressources humaines palestiniennes qui se sont orientés vers les besoins de l'occupant: En 1984, alors que 25% de ce flux de main d'œuvre s'orientaient vers la satisfaction des besoins de travail qualifié en Jordanie ou dans les pays arabes, les trois quarts des travailleurs émigrés s'employaient en Israël où ils étaient cantonnés dans des tâches élémentaires sans possibilité de se perfectionner.
Globalement, cette tendance a surtout profité aux israéliens. Cette main d'œuvre bon marché a fait pression à la baisse des salaires en Israël, elle a permis de faire prospérer les industries israéliennes à haute intensité de main d'œuvre, d'éviter leur mécanisation et ainsi de dégager des capitaux et des bénéfices israéliens pour des investissements dans des secteurs à plus haute teneur technologique. Ceci sans coût pour les entrepreneurs: la bourse du travail israélienne organisait les recrutements sans toutefois garantir de protection pour les travailleurs palestiniens.
Conséquences
Dès les années 1980, la gestion israélienne des territoires et les effets pervers qu'elle aura causés vont accélérer le déclin des secteurs productifs traditionnels sans permettre le développement de secteurs plus modernes (voir tableau 1). Après 20 années d'occupation, la dynamique économique des territoires est brisée.
Entre 1980 et 1985, le produit intérieur brut (PIB) a diminué, en terme réel, de 1.8 % par an. L'agriculture a vu la valeur de sa production baisser de 6% par an sur la même période. L'industrie a également chuté de 0.6% par an. En revanche le bâtiment et les travaux public ont cru au rythme de 7% par an pour représenter 17% du PIB en 1985 (contre à peine 3% en 1968). Le commerce, les transports et les services privés ont en revanche connu une croissance de 8% par an .
: Evolution de la structure du produit intérieur palestinien entre 1968 et 1985. Sources : Le commerce extérieur palestinien sous l'occupation israélienne, CNUCED,UN ,1991
Mais la perte de croissance n'a pas affecté le niveau de consommation. C'est l'épargne domestique qui a baissé de 15%/an en moyenne entre 1980 et 1985, sa part annuelle dans le Produit National Brut passant de 33 à 18%, chiffre bien inférieur à la moyenne des pays en voie de développement. La part des revenus du travail des Palestiniens en Israël et des émigrés dans les pays arabes est en revanche passée de 2% du produit national brut en 1968, à 25% en 1987 atteignant 37% en 1983[/align].
reference : [ÝÞØ ÇáÃÚÖÇÁ ÇáãÓÌáíä æÇáãÝÚáíä íãßäåã ÑÄíÉ ÇáæÕáÇÊ]