BRAVE_LADY
12-11-2005, 01:38 AM
La Première Guerre mondiale
L'Empire ottoman entre dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux, tandis que Juifs et Arabes se rangent du côté des Alliés. Les Juifs espèrent se faire une place en Palestine après le départ des Turcs ; les Arabes aspirent à la liberté pour leurs territoires. Du côté des Alliés, les maladresses s'accumulent. C'est ainsi que les Britanniques s'engagent envers le chérif de La Mecque, Husayn Ibn Ali, à soutenir l'indépendance arabe dans un certain nombre de territoires, dont la définition devait faire l'objet de contestations ultérieures. Dans l'esprit du chérif, il s'agissait de la péninsule arabique (à l'exception d'Aden), de l'Iraq, de la Syrie, de la Transjordanie, de la Palestine, du Liban et d'un certain nombre de régions d'Asie mineure. Les Britanniques avaient précisé que « les districts de Damas, d'Homs, d'Hama et d'Alep » étaient exclus parce qu'ils n'étaient pas « purement arabes ». Mais le sort de la Palestine et de Jérusalem, qu'aucune des deux parties n'avait abordé précisément, restait flou. Les Arabes étaient persuadés que cette promesse concernait l'ensemble de la Palestine, alors que les Britanniques devaient soutenir par la suite qu'ils ne pensaient qu'à l'inclusion de la Transjordanie. C'est Husayn qui conduisit la « révolte arabe » contre le pouvoir ottoman en juin 1916.
Le second engagement fut l'accord Sykes-Picot, conclu en mai 1916 entre la Grande-Bretagne et la France. Ce pacte secret prévoyait le partage des influences britannique et française dans le Croissant fertile. La France serait libre d'instaurer le régime qu'elle jugerait convenable dans la zone côtière de Syrie, alors que la Grande-Bretagne se réservait les mêmes droits sur les territoires de Bagdad et de Bassora. La Palestine serait administrée par une instance internationale, mais la Grande-Bretagne garderait le contrôle d'Acre et de Haïfa. Au cours de l'été 1917, les clauses de cet accord secret sont divulguées par les Bolcheviks, au grand embarras des Alliés.
Les troupes britanniques, sous le commandement du général Allenby, envahissent la Palestine en octobre 1917, avec le soutien des Juifs et des Arabes. En novembre, à peine un mois avant la chute de Jérusalem, la Grande-Bretagne propose avec la Déclaration Balfour « l'établissement en Palestine d'un foyer national juif », ajoutant qu'elle soutiendrait activement la réalisation de ce projet, sans que rien ne compromette les droits civils et religieux des communautés non-juives de Palestine. Cette déclaration choque profondément les nationalistes arabes qui espéraient asseoir leur influence sur l'ensemble du Moyen-Orient, y compris sur la Palestine. Malgré cela, Faysal, le fils d'Husayn, combat aux côtés du général Allenby avec les troupes britanniques qui, en 1918, parviennent à arracher aux Turcs leurs dernières possessions arabes.
Le mandat britannique
La Première Guerre mondiale avait démembré l'Empire ottoman, et la Palestine était désormais sous contrôle britannique. En 1920, malgré les protestations des Arabes, le Conseil des Alliés, réuni à San Remo, accorde à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine (Transjordanie comprise). Ce mandat, sous réserve d'être approuvé par la Société des Nations, prenait en compte la Déclaration Balfour, prévoyait l'assouplissement de l'immigration juive et encourageait « l'installation des Juifs sur les terres disponibles », y compris les terrains municipaux et les terrains vagues dénués d'affectation publique. Il est approuvé par la SDN en 1922 et ratifié par le traité de Lausanne en 1923. En 1922, à la faveur de l'une des clauses du mandat, les Britanniques séparent la Transjordanie de la Palestine pour en faire un royaume semi-autonome, avec à sa tête Abdullah Ibn Husayn, le frère de Faysal.
Entre 1923 et 1928, le pays panse ses blessures. Parallèlement à l'introduction de nouvelles industries, un système d'exploitation agricole scientifique voit le jour, sur le modèle des fermes collectives. Les réseaux d'irrigation sont améliorés. Les centres urbains se développent et avec eux les services publics et les moyens de communication. Depuis le début, cependant, la construction d'un foyer national juif se heurte à l'hostilité des Arabes. Ils avaient l'intention d'acheter les terres ainsi reprises à leur profit par les immigrants juifs, et ils ressentent douloureusement leur position subalterne. Le projet britannique d'établir un conseil législatif commun pour les musulmans, les chrétiens et les Juifs échoue en raison du boycott des Arabes. L'agitation tourne à la révolte en 1929, et plus de 130 personnes trouvent la mort au cours de l'incident dit du « Mur des lamentations ». Les anciennes communautés juives de Safed et d'Hébron sont pratiquement anéanties.
Après l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, la pression de l'antisémitisme nazi pousse de nombreux Juifs à se réfugier en Palestine. Le nombre annuel des immigrants passe d'un peu plus de 5'000 en 1930 à près de 62'000 en 1935. En avril 1936, inquiets des conséquences de cette vague d'immigration, les Arabes palestiniens décident une « grève nationale politique » contre le gouvernement de tutelle et, pendant cinq mois, les soulèvements se multiplient. Les gouvernements voisins interviennent comme médiateurs pour faire cesser la rébellion. La commission Peel, chargée d'une enquête approfondie, étudie la situation et ses antécédents historiques. Son rapport, publié en 1937, déclare le mandat inapplicable et en appelle à un partage de la Palestine entre états juif et arabe, accompagné d'une gestion internationale de certaines zones d'intérêt religieux, comme Jérusalem et Bethléem. Le gouvernement britannique est le seul à se prononcer en faveur de ce plan.
Une grave rébellion arabe éclate en avril 1938, après une nouvelle vague de terrorisme. Une commission technique britannique, envoyée sur les lieux pendant les troubles, rejette toute idée de partition pour cause de difficultés « insurmontables ». Elle préconise en échange un « fédéralisme économique ». Après l'échec de la Conférence sur la Palestine qui se tient à Londres en février 1939, le gouvernement britannique adopte une politique différente. Il envisage dès lors « l'établissement sous dix ans d'un Etat palestinien binational ». Pendant une période de transition de dix ans, Juifs et Arabes seraient appelés à partager le gouvernement ; les ventes de terres seraient limitées, les transactions devant être réglementées par un haut commissaire britannique. L'immigration juive serait limitée à 75 000 personnes pendant les cinq premières années et, après 1944, aucune entrée ne serait autorisée sans le consentement arabe.
Bien que le projet soit conforme aux principales revendications des autochtones, il est refusé à l'unanimité, toutes tendances confondues. Avant qu'une solution de compromis ait pu être trouvée, la Seconde Guerre mondiale commence, instaurant une trêve forcée dans les hostilités locales. Néanmoins, les droits d'accès à la propriété sont limités et l'immigration réduite, ce qui ferme la porte aux réfugiés cherchant à échapper au nazisme.
La Seconde Guerre mondiale et ses conséquences
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les organisations juives intensifient leurs efforts. A la Conférence spéciale qui se tient à l'hôtel Biltmore de New York en mai 1942, le chef du mouvement sioniste, sur ordre de David Ben Gourion, demande officiellement, pour la première fois, que la création d'un Etat juif en Palestine soit l'un des enjeux de la guerre.
Peu de temps après, deux organisations terroristes, l'Irgoun Zwaï Leoumi et le groupe Stern, créées au temps de la révolte arabe en 1936-1939, reprennent leurs campagnes de violence, mettant fin à la trêve. Dans le même temps se forme une armée secrète juive, le Haganah, dont les objectifs sont de s'emparer d'armes et de munitions britanniques, de faciliter le passage en Palestine des immigrants juifs fuyant l'Europe d'Hitler, et de protéger les communautés juives des raids arabes. Bien que les dirigeants politiques juifs aient pris publiquement position contre les terroristes, ils ne font rien pour les livrer aux Britanniques. Les membres du Haganah, d'ailleurs, participent aux combats aux côtés des Alliés et une brigade juive sert sous la bannière de l'armée britannique au cours des campagnes d'Afrique et de Méditerranée.
Après la guerre, le président des Etats-Unis, Harry Truman, appelle le gouvernement de la Grande-Bretagne à admettre en Palestine 100'000 réfugiés venus d'Europe. En réponse, les Britanniques invitent les Etats-Unis à participer à une commission d'enquête sur la situation en Palestine. La commission, dans un rapport daté de 1946, déclare que la Palestine peut accueillir 100'000 Juifs de plus, mais rejette la partition et l'indépendance avec la même énergie, craignant que l'une ou l'autre ne donne le signal de la violence.
Incapable de trouver une solution acceptable par les deux parties, la Grande-Bretagne décide de porter l'affaire devant les Nations unies. L'Assemblée générale de l'ONU nomme une commission spéciale qui parcourt la région et rédige un rapport en 1947, recommandant la partition assortie d'une union économique et d'un statut international pour Jérusalem. Après de nombreux pourparlers et diverses pressions, l'ONU finit par proposer un plan de partition modifié, le 29 novembre 1947. Le mandat britannique sur la Palestine prenant fin le 1er août 1948, les Etats indépendants juif et arabe doivent être constitués au plus tard le 1er octobre de la même année.
Les représentants des Etats arabes, farouchement opposés à la partition, quittent l'Assemblée générale de l'ONU et, lorsque le Conseil de sécurité s'abstient de confirmer la résolution, ils annoncent que leurs gouvernements refusent de s'y soumettre. Des troubles sanglants éclatent un peu partout en Palestine, transformant tout le pays en champ de bataille. La Grande-Bretagne, refusant de coopérer à toute politique qui ne serait pas acceptée par les deux parties, décide de mettre fin à son mandat et de quitter la Palestine avant le 15 mai 1948.
L'Empire ottoman entre dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux, tandis que Juifs et Arabes se rangent du côté des Alliés. Les Juifs espèrent se faire une place en Palestine après le départ des Turcs ; les Arabes aspirent à la liberté pour leurs territoires. Du côté des Alliés, les maladresses s'accumulent. C'est ainsi que les Britanniques s'engagent envers le chérif de La Mecque, Husayn Ibn Ali, à soutenir l'indépendance arabe dans un certain nombre de territoires, dont la définition devait faire l'objet de contestations ultérieures. Dans l'esprit du chérif, il s'agissait de la péninsule arabique (à l'exception d'Aden), de l'Iraq, de la Syrie, de la Transjordanie, de la Palestine, du Liban et d'un certain nombre de régions d'Asie mineure. Les Britanniques avaient précisé que « les districts de Damas, d'Homs, d'Hama et d'Alep » étaient exclus parce qu'ils n'étaient pas « purement arabes ». Mais le sort de la Palestine et de Jérusalem, qu'aucune des deux parties n'avait abordé précisément, restait flou. Les Arabes étaient persuadés que cette promesse concernait l'ensemble de la Palestine, alors que les Britanniques devaient soutenir par la suite qu'ils ne pensaient qu'à l'inclusion de la Transjordanie. C'est Husayn qui conduisit la « révolte arabe » contre le pouvoir ottoman en juin 1916.
Le second engagement fut l'accord Sykes-Picot, conclu en mai 1916 entre la Grande-Bretagne et la France. Ce pacte secret prévoyait le partage des influences britannique et française dans le Croissant fertile. La France serait libre d'instaurer le régime qu'elle jugerait convenable dans la zone côtière de Syrie, alors que la Grande-Bretagne se réservait les mêmes droits sur les territoires de Bagdad et de Bassora. La Palestine serait administrée par une instance internationale, mais la Grande-Bretagne garderait le contrôle d'Acre et de Haïfa. Au cours de l'été 1917, les clauses de cet accord secret sont divulguées par les Bolcheviks, au grand embarras des Alliés.
Les troupes britanniques, sous le commandement du général Allenby, envahissent la Palestine en octobre 1917, avec le soutien des Juifs et des Arabes. En novembre, à peine un mois avant la chute de Jérusalem, la Grande-Bretagne propose avec la Déclaration Balfour « l'établissement en Palestine d'un foyer national juif », ajoutant qu'elle soutiendrait activement la réalisation de ce projet, sans que rien ne compromette les droits civils et religieux des communautés non-juives de Palestine. Cette déclaration choque profondément les nationalistes arabes qui espéraient asseoir leur influence sur l'ensemble du Moyen-Orient, y compris sur la Palestine. Malgré cela, Faysal, le fils d'Husayn, combat aux côtés du général Allenby avec les troupes britanniques qui, en 1918, parviennent à arracher aux Turcs leurs dernières possessions arabes.
Le mandat britannique
La Première Guerre mondiale avait démembré l'Empire ottoman, et la Palestine était désormais sous contrôle britannique. En 1920, malgré les protestations des Arabes, le Conseil des Alliés, réuni à San Remo, accorde à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine (Transjordanie comprise). Ce mandat, sous réserve d'être approuvé par la Société des Nations, prenait en compte la Déclaration Balfour, prévoyait l'assouplissement de l'immigration juive et encourageait « l'installation des Juifs sur les terres disponibles », y compris les terrains municipaux et les terrains vagues dénués d'affectation publique. Il est approuvé par la SDN en 1922 et ratifié par le traité de Lausanne en 1923. En 1922, à la faveur de l'une des clauses du mandat, les Britanniques séparent la Transjordanie de la Palestine pour en faire un royaume semi-autonome, avec à sa tête Abdullah Ibn Husayn, le frère de Faysal.
Entre 1923 et 1928, le pays panse ses blessures. Parallèlement à l'introduction de nouvelles industries, un système d'exploitation agricole scientifique voit le jour, sur le modèle des fermes collectives. Les réseaux d'irrigation sont améliorés. Les centres urbains se développent et avec eux les services publics et les moyens de communication. Depuis le début, cependant, la construction d'un foyer national juif se heurte à l'hostilité des Arabes. Ils avaient l'intention d'acheter les terres ainsi reprises à leur profit par les immigrants juifs, et ils ressentent douloureusement leur position subalterne. Le projet britannique d'établir un conseil législatif commun pour les musulmans, les chrétiens et les Juifs échoue en raison du boycott des Arabes. L'agitation tourne à la révolte en 1929, et plus de 130 personnes trouvent la mort au cours de l'incident dit du « Mur des lamentations ». Les anciennes communautés juives de Safed et d'Hébron sont pratiquement anéanties.
Après l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, la pression de l'antisémitisme nazi pousse de nombreux Juifs à se réfugier en Palestine. Le nombre annuel des immigrants passe d'un peu plus de 5'000 en 1930 à près de 62'000 en 1935. En avril 1936, inquiets des conséquences de cette vague d'immigration, les Arabes palestiniens décident une « grève nationale politique » contre le gouvernement de tutelle et, pendant cinq mois, les soulèvements se multiplient. Les gouvernements voisins interviennent comme médiateurs pour faire cesser la rébellion. La commission Peel, chargée d'une enquête approfondie, étudie la situation et ses antécédents historiques. Son rapport, publié en 1937, déclare le mandat inapplicable et en appelle à un partage de la Palestine entre états juif et arabe, accompagné d'une gestion internationale de certaines zones d'intérêt religieux, comme Jérusalem et Bethléem. Le gouvernement britannique est le seul à se prononcer en faveur de ce plan.
Une grave rébellion arabe éclate en avril 1938, après une nouvelle vague de terrorisme. Une commission technique britannique, envoyée sur les lieux pendant les troubles, rejette toute idée de partition pour cause de difficultés « insurmontables ». Elle préconise en échange un « fédéralisme économique ». Après l'échec de la Conférence sur la Palestine qui se tient à Londres en février 1939, le gouvernement britannique adopte une politique différente. Il envisage dès lors « l'établissement sous dix ans d'un Etat palestinien binational ». Pendant une période de transition de dix ans, Juifs et Arabes seraient appelés à partager le gouvernement ; les ventes de terres seraient limitées, les transactions devant être réglementées par un haut commissaire britannique. L'immigration juive serait limitée à 75 000 personnes pendant les cinq premières années et, après 1944, aucune entrée ne serait autorisée sans le consentement arabe.
Bien que le projet soit conforme aux principales revendications des autochtones, il est refusé à l'unanimité, toutes tendances confondues. Avant qu'une solution de compromis ait pu être trouvée, la Seconde Guerre mondiale commence, instaurant une trêve forcée dans les hostilités locales. Néanmoins, les droits d'accès à la propriété sont limités et l'immigration réduite, ce qui ferme la porte aux réfugiés cherchant à échapper au nazisme.
La Seconde Guerre mondiale et ses conséquences
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les organisations juives intensifient leurs efforts. A la Conférence spéciale qui se tient à l'hôtel Biltmore de New York en mai 1942, le chef du mouvement sioniste, sur ordre de David Ben Gourion, demande officiellement, pour la première fois, que la création d'un Etat juif en Palestine soit l'un des enjeux de la guerre.
Peu de temps après, deux organisations terroristes, l'Irgoun Zwaï Leoumi et le groupe Stern, créées au temps de la révolte arabe en 1936-1939, reprennent leurs campagnes de violence, mettant fin à la trêve. Dans le même temps se forme une armée secrète juive, le Haganah, dont les objectifs sont de s'emparer d'armes et de munitions britanniques, de faciliter le passage en Palestine des immigrants juifs fuyant l'Europe d'Hitler, et de protéger les communautés juives des raids arabes. Bien que les dirigeants politiques juifs aient pris publiquement position contre les terroristes, ils ne font rien pour les livrer aux Britanniques. Les membres du Haganah, d'ailleurs, participent aux combats aux côtés des Alliés et une brigade juive sert sous la bannière de l'armée britannique au cours des campagnes d'Afrique et de Méditerranée.
Après la guerre, le président des Etats-Unis, Harry Truman, appelle le gouvernement de la Grande-Bretagne à admettre en Palestine 100'000 réfugiés venus d'Europe. En réponse, les Britanniques invitent les Etats-Unis à participer à une commission d'enquête sur la situation en Palestine. La commission, dans un rapport daté de 1946, déclare que la Palestine peut accueillir 100'000 Juifs de plus, mais rejette la partition et l'indépendance avec la même énergie, craignant que l'une ou l'autre ne donne le signal de la violence.
Incapable de trouver une solution acceptable par les deux parties, la Grande-Bretagne décide de porter l'affaire devant les Nations unies. L'Assemblée générale de l'ONU nomme une commission spéciale qui parcourt la région et rédige un rapport en 1947, recommandant la partition assortie d'une union économique et d'un statut international pour Jérusalem. Après de nombreux pourparlers et diverses pressions, l'ONU finit par proposer un plan de partition modifié, le 29 novembre 1947. Le mandat britannique sur la Palestine prenant fin le 1er août 1948, les Etats indépendants juif et arabe doivent être constitués au plus tard le 1er octobre de la même année.
Les représentants des Etats arabes, farouchement opposés à la partition, quittent l'Assemblée générale de l'ONU et, lorsque le Conseil de sécurité s'abstient de confirmer la résolution, ils annoncent que leurs gouvernements refusent de s'y soumettre. Des troubles sanglants éclatent un peu partout en Palestine, transformant tout le pays en champ de bataille. La Grande-Bretagne, refusant de coopérer à toute politique qui ne serait pas acceptée par les deux parties, décide de mettre fin à son mandat et de quitter la Palestine avant le 15 mai 1948.